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Ils font l’actualité du cinéma.
Au moment où un réalisateur est sous les feux de la rampe des sorties du mercredi, le-court.com vous propose de (re)découvrir sa démarche et son parcours artistique. L'occasion de démontrer que le court métrage est en prise avec l'actualité cinématographique et de rappeler qu'un film est un film, indépendamment de toute appréciation de durée ou de genre.
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Sortie le 14 mai 2008
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| J'ai bien connu le soleil, 1989 |
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Nous avons bu la même eau est balisé par trois périples que fit Serge Avédikian en Turquie, dans le village de naissance de son grand-père, Soloz. En 1987, il découvrit pour la première fois cette part de ses racines, cette région dont la population arménienne fut chassée en 1922, à la création de la république Turque. Il y est retourné à deux reprises, en 2003 et en 2005 filmant à chaque fois les lieux, les pierres, les habitants, ses rencontres. L’année de sa première visite, Avédikian avait déjà réalisé trois documentaires. Ont suivi un poème cinématographique, J’ai bien connu le soleil, une trilogie burlesque, une fable politique muette au noir et blanc de l’absurde, Mission accomplie, un documentaire expérimental, Le cinquième rêve, un diptyque élégiaque à propos d’un tremblement de terre en Arménie, deux films d’animation…
Rien ne ressemble moins à une carrière programmée, à une volonté de faire œuvre. Chaque projet semble avoir pris forme entre désir, hasard et nécessité, et, le plus souvent, ne ressemble pas à celui qui l’a précédé. On cherchera en vain, dans ces films, l’écho visible de ce qui a pu nourrir durant ces années ce long métrage documentaire si ce n’est tout simplement, une permanente curiosité, l’envie de se laisser emporter dans des voies nouvelles et de témoigner le plus sincèrement possible avec un regard à hauteur d’homme de tragédies du siècle passé.
Jacques Kermabon
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Sortie le 16 avril 2008
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| Le mariage en papier (2000) |
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L’un des éléments déclencheurs du premier long métrage de Stéphanie Duvivier était l’envie de travailler à nouveau avec le duo de comédiens de son Hymne à la gazelle : Marie-Laure Descoureaux et Abdelhamid Métalsi. À cette louable résistance aux diktats commerciaux, la jeune réalisatrice conjugue la volonté d’approfondir un motif dessiné à la faveur du film précédent, à savoir la naissance du désir au cœur d’un environnement peu propice. Entre une fonctionnaire de police à l’apparence ingrate et l’un de ses stagiaires d’origine maghrébine, les préjugés sont multiples pour entraver toute velléité de rapprochement, comme, en reflet, entre la ronde héroïne, presque transparente, de l’Hymne à la gazelle, et un voyou hâbleur à peine sorti de prison, pour une nuit réservant néanmoins son lot de surprises.
Solide dans l’écriture, ce cinéma ne s’exempte jamais de tendresse envers ses personnages, une qualité dont Le mariage en papier, déjà, était empreint, retraçant une première rencontre impromptue où chacun s’enrichissait au contact de l’autre. Nulle démagogie béate ici, mais un regard sincèrement humain et par conséquent précieux.
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