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Avant d’en venir à La famille Wolberg, magnifique mélo, le CV d’Axelle Ropert pouvait se résumer en trois lignes : jeune critique (qui énerve) dans l’émission Le Cercle de Canal +, scénariste des films (qui énervent) de Serge Bozon (La France, Mods, L’amitié), et réalisatrice, en 2005, d’Etoile Violette, un moyen métrage sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs sorti en salles.
D’Etoile Violette on retient surtout de très beaux moments d’écriture notamment des monologues et dialogues d’où se dégagent des histoires singulières, celle de Michel, l’homme que l’on entend à la radio ou bien encore celle du client qui va se marier. Mais, avec le personnage principal du tailleur terne et solitaire (double du spectateur-cinéphile), Etoile Violette qui se jouait autour d’un ton à la fois bressonnien et arty, était considérablement tourné sur lui-même. En venant au long métrage, Axelle Ropert est passée d’un personnage terne à celui d’un bouffon lumineux, d’une mise en scène guindée à un mélodrame léger et profondément triste, d’un récit à la troisième personne lointain à un récit à la première personne, profondément intelligent et émouvant. Une réalisatrice est née.
Donald James
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