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Ils font l’actualité du cinéma.
Au moment où un réalisateur est sous les feux de la rampe des sorties du mercredi, le-court.com vous propose de (re)découvrir sa démarche et son parcours artistique. L'occasion de démontrer que le court métrage est en prise avec l'actualité cinématographique et de rappeler qu'un film est un film, indépendamment de toute appréciation de durée ou de genre.
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Sortie le 14 décembre 2011
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Sélectionné au Festival de Cannes 2011 à la Semaine de la Critique, 17 filles, premier long métrage de Muriel et Delphine Coulin, vaut le détour. Au-delà du film à sujet (en or, inspiré par un fait divers étrange : 17 jeunes adolescentes décident de tomber enceinte en même temps), les réalisatrices dessinent de très beaux portraits, flottants et évanescents, de ces jeunes habitantes de Lorient naviguant à vue.
On pourra néanmoins ici regretter la faiblesse d’un film qui peine à penser l’au-delà du fait divers. Toutes les qualités et les défauts de 17 filles traversaient déjà les courts métrages des réalisatrices : dans Il faut imaginer Sisyphe heureux, leur premier ciné-poème, réalisé « à l’arrache », les arrière-plans (grèves de 1995, lumières de Noël à Paris, embouteillages Porte de la Chapelle et voix de Janis Joplin) et la présence des comédiens (André Wilms notamment) l’emportent sur le sujet.
Après Sisyphe, les sœurs Coulin réalisent ensemble cinq films courts parmi lesquels on retiendra Souffle et Germain. Dans le premier, une fillette passe sa journée à la maison aux côtés de sa grand-mère très âgée et souffrante. Ce drame familial, mis en scène de manière très classique, délivre son lot un peu convenu d’émotion liée à une détresse sociale. Le deuxième court, Germain, réalisé dans le cadre des « Talents Adami », s’appuie sur le même socle d’une réalité sociale, très sociale même (avec une usine de volailles pour décor), et se révèle bien plus intéressant. Les réalisatrices cultivent ici le mystère quant à leur personnage principal (on ne saura jamais par exemple si Germain a signé son contrat d’embauche) et ce côté indécidable du personnage et du scénario, loin de desservir le film, renforce toute son ardeur. Donald James
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