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Elsa, la trentaine, est divorcée et maman d’un garçon de dix ans dont elle aimerait récupérer la garde. En recherche d’emploi, elle attend une réponse pour devenir “hôtesse de caisse” en supermarché, dans la pire des urgences car elle a été expulsée de son studio et doit dormir dans sa voiture. Pas évident d’assumer, dans ces conditions, son week-end de garde de ce fils qui lui manque tellement… On retrouve dans Huit fois debout ce beau personnage de cinéma, interprété avec sensibilité et force par Julie Gayet, après S’éloigner du rivage. Le long métrage reprend le court en l’intégrant dans une version retournée, quasiment à l’identique, quoique l’enfant ne soit pas le même. La narration se développe en amont de cet épisode initial qui devient le climax du format “allongé”. La tonalité dramatique est du même coup atténuée, l’itinéraire préalable d’Elsa échappant au misérabilisme par la grâce d’un registre de comédie douce-amère, sinon romantique, évoquant certaines productions récentes de la production “indé” américaine. Une référence qui détonne dans le contexte traditionnel du jeune cinéma français, mais qui n’est cette fois pas galvaudée.
Christophe Chauville
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